Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
La vache, je suis redevenue adolescente ! La rupture, en plus de me transformer en bombasse, ça me rajeunit. Et je ne veux pas dire par là que j'ai des poussées d'acné, c'est bon, je vous vois venir… Simplement, j'ai les hormones d'une adolescente lubrique (je vais modérer les commentaires de ce post je crois…). Je suis une bombe dotée d'hormones en folie, la classe, non ?
Exemple dans le bureau du DRH d'une grande boite, mardi :
14h30 : Ce mec a une bouche fascinante. Je ne pensais pas qu'un DRH pouvait être attirant. La vache, il est carrément canon. Je craque total. Belle bouche bien pleine, les yeux intelligents (un DRH avec les yeux intelligent !), bien foutu. On s'était déjà croisé dans les bureaux, peut-être qu'il m'a donné rendez-vous parce qu'il me trouve à son goût ?
14h35 : Cinq minutes qu'il me parle des nouvelles fiches de paye. En me regardant dans les yeux avec un sourire en coin. Peut-être que c'est une technique de DRH pour séduire. Peut-être que les femmes se pâment devant les chiffres d'habitude. Je prends des notes pour faire genre ça m'intéresse. Il est beau...
14h40 : Il a fait une blague de DRH que je n'ai pas comprise mais je rigole quand même. Femme qui rit à moitié dans ton lit ça veut dire. A-moitié-dans-ton-lit, tu entends ?
14h45 : C'est son pied que je touche sous la table, là ?
14h45 : Ah, non...
14h46 : J'ai chaud. Je l'imagine nu. Est ce que j'ai bien mis un décolleté ? Est ce qu'il voit mon décolleté ? Je vais me pencher en avant l'air de rien. Je lui jette un œil salace par en dessous.
14h47 : Il me demande si je me sens bien. Me dis que j'ai l'air un peu fiévreuse. La fièvre... Je répond que ça va, juste, j'ai un peu chaud, là.
14h50 : Il reprend son exposé sur les fiches de paye, je pense que j'aimerai qu'il se taise. J'imagine que je l'embrasse goulument pour le faire taire.
14h53 : Je préfèrerai être ailleurs. Sous son bureau par exemple. J'ai chaud.
14h55 : Je suis sûre qu'il n'est pas poilu. Il a l'air imberbe, ou juste un peu de poils sur le torse, pas trop, juste ce qu'il faut. Il a de belles fesses aussi, bien pommelées, bien rondes, bien fermes. Hmmm...
14h56 : Je crois que j'ai gémi. Il se tait...
14h57 : Non, il faisait juste une pause.
14h50 : Fin de l'entretien, il me raccompagne à la porte de son bureau. Je lui demande son mail, son téléphone et son adresse « au cas où j'aurai besoin de renseignements complémentaires ». Il me regarde intensément des pieds à la tête. Je lui saute dessus ou pas ? Je crois qu'il a envie de moi, c'est pas possible de me regarder comme ça. Il dit : « Habillez vous mademoiselle, vous allez attraper froid ».
Exemple dans le métro, mercredi :
9h20 : La vache, c'est l'heure de pointe. Y en a marre d'être serré comme des sardines, là, les uns contre les autres. Putain, la journée commence mal. Je m'isole avec mon MP3
9h22 : Pas mal le mec qui vient de rentrer plutôt canon même, coupe de cheveux, costume, caban, gants en cuir, la vache, le mec il fait vachement attention à son apparence !
9h24 : Il m'a regardée, il m'a regardée !
9h25 : Enfin... je crois.
9h26 : Sa main gantée tient maintenant la même barre que moi, juste au dessus. Mmmm... La barre... C'est sexuel, la barre, c'est phallique... On ne parle pas assez du potentiel érotique du métro bondé aux heures de pointe... Et si je tentais de lui caresser la main, genre, par inadvertance ?
9h27 : C'est sa cuisse, là, contre ma cuisse ?
9h28 : J'ai chaud. Je vais dégrafer mon manteau. En essayant de rester sexy, genre je te fais un striptease rien que pour toi dans le métro.
9h29 : Je touche sa cuisse, par inadvertance bien sûr, en enlevant mon manteau. Mmmm... Ferme... Il est sportif j'ai l'impression
9h30 : J'ai chaud.
9h31 : Je sens son souffle sur mes cheveux, sa cuisse contre ma cuisse, sa main pas loin de la mienne sur la barre (la barre...). Mes joues sont en feu. Mes hormones en ébullition. Je crois qu'il est en train de glisser sa carte de visite dans ma poche... J'espère qu'il est train de glisser sa carte de visite dans ma poche. Oh, là là... s'il me proposait de descendre et d'aller à l'hôtel je dirais oui tout de suite.
9h31 : il descend. Je vérifie : pas de carte de visite.
Je crois que j'ai atteint mon seuil limite de survie sans rapports sexuel...
Illustration :
fever by ~siyabend on deviantART