Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
L'autre jour, je discutais avec So' et on se disait qu'on attirait toujours les mêmes mecs (et qu'on était toujours attirées par les mêmes mecs, ce qui est assez logique quand on y pense). Moi par exemple, j'ai toujours attiré les Don Juan. C'est pas dur vous me direz, tout le monde attire les Don Juan, vu que par essence leur but est d'avoir le plus de conquêtes possible, donc peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Après, il y a Don Juan et Don Juan, c'est pas tous les mêmes. Moi, j'attire ceux que j'ai surnommé les « Loïcos » (du nom d'un des premiers que j'ai rencontré).
Tout d'abord, il est petit, plutôt fin, voire musclé. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. Il a des cheveux aussi, un Loïcos chauve, ça n'existe pas. Le Loïcos ressemble un peu à Jean-Luc Delarue, de loin. Il est plutôt pas mal de sa personne mais ce n'est pas un canon non plus. Et il a l'air d'un type bien, assez propre sur lui, le genre qui peut porter des costards sans que ça choque mais qui peut aussi être très bien en jean-pull-baskets. En revanche, attention, le Loïcos ne porte pas de treillis, n'écoute pas d'électro, et n'a pas non plus un petit pull jeté négligemment sur ses épaules à la mode versaillaise. Il est assez bobo finalement puisqu'il cultive un côté roots (genre, je suis skipper à mes heures perdues, j'ai pas mal voyagé sac au dos), tout en ne faisant pas tâche dans les diners mondains.
Le Loïcos adore parler. Avec tout le monde. C'est un être ultra sociable que toute la famille adore. Il est capable de faire la conversation à votre grand-mère, qui l'adoptera immédiatement, à votre père, qui se méfiera mais finira par baisser sa garde, à votre mère, qui tombera immédiatement sous le charme, et même à vos petits cousins (le Loïcos n'aime pas trop les enfants mais il le cache bien). Bref. Il a la séduction dans la peau, il est très présentable, c'est un peu le gendre idéal.
Le Loïcos a l'air détaché. Ça, c'est son truc. Il s'intéresse à tout et à tout le monde, et en même temps, il a l'air de se suffire à lui-même. Il vit seul et il aime ça. Il n'est pas solitaire, il est libre. Il a un côté insaisissable qui le rend inévitablement séduisant.
Le Loïcos a un modus operandi quand il drague (et quand on a l'habitude de le voir opérer, c'est assez drôle à observer). Il peut par exemple enlever ses lunettes pour montrer ses beaux yeux bleus tout en déclarant « J'ai un bateau, ce serait sympa qu'on navigue ensemble un de ces quatre ». Ce qui est assez fort, parce que c'est gros comme une maison, mais que justement, ça en devient attendrissant tellement c'est évident que c'est un plan drague (le Loïcos est malin il a compris que les filles sont assez tordues dans leurs têtes).
Le Loïcos ne s'attache pas et pourtant c'est un grand romantique. En fait il rêve d'un idéal qu'il n'arrive pas à atteindre. Il déteste d'ailleurs que tous ses amis le considère comme un Don Juan alors qu'il ne fait pas exprès, il aimerait bien trouver la femme de sa vie, c'est juste qu'il n'a pas de chance, il ne tombe jamais amoureux (pourtant il essaye beaucoup).
Enfin, le Loïcos peut s'emballer très vite. Quand il rencontre une fille, parfois, il y croit, il se dit que c'est la bonne et il est à fond. La plupart du temps, ça ne dure pas. Au bout de trois jours ou d'une semaine, il déchante. Et quand il s'emballe vraiment, il se fait plaquer.
Moi, je tombe donc toujours sur des Loïcos. Toujours. A force, j'arrive à les repérer de loin. Jusque là c'était plutôt pratique parce que je savais très bien à quoi m'en tenir dès que j'en voyais un. Je savais qu'il allait inévitablement s'intéresser à moi, qu'on allait inévitablement avoir une aventure, et que l'un de nous, inévitablement, se lasserait au bout de quelques mois, parce que ce n'est pas très constructif tout ça. Mais qu'on allait rester amis, parce que quand même on s'aime bien. Plutôt idéal quand on cherche juste à passer un peu de bon temps. Le seul truc, c'est qu'il ne faut jamais, au grand jamais, tomber amoureuse d'un Loïcos. En tout cas, pas avant qu'il ne vous ait lui-même déclaré sa flamme (le Loïcos aime avoir la primeur sur les événements, à tel point que si vous vous déclarez avant lui, même s'il est lui aussi amoureux de vous, il est capable de changer d'avis, en ayant l'impression que ça ne vaut plus le coup).
Attention, il faut savoir qu'il y a des déclinaisons du Loïcos. Ce que je viens de décrire, ce sont les grandes lignes. Dans la réalité, il y a plein de petits trucs qui changent, mais, sur les six grand points énoncés plus haut, il y en a toujours au moins la moitié qui sont immuables.
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