Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
Je ne suis pas cool. C’est un truc qu’il faut savoir. Et je pense d’ailleurs (je m’avance peut-être un peu, là) que la plupart des filles sont comme moi : pas cool. On fait semblant d’être cool, on essaye d’être cool. On fait des efforts pour être cool, pour devenir cool et pour avoir l’air cool. Mais en fait non. Notre moi profond, notre instinct, notre nature c’est d’être pas cool. Inquiètes. Pas sûres de nous.
On lutte contre ça, hein, faut pas croire. Enfin, la plupart des filles luttent contre ça parce qu’elles sont persuadées que ça fait fuir les hommes.
Du coup, on fait genre : « Tu n’es pas pour le concept de fidélité ? Ouais ok, pourquoi pas, moi non plus de toute façon, ça ne me gêne pas que tu voies d’autres femmes » alors qu’on pense « Mince ! Si je lui dis que je veux l’exclusivité il va partir c’est sûr. Alors que si je fais semblant d’être d’accord, il va rester et après il va tomber amoureux de moi et du coup il n’aura pas envie d’aller voir ailleurs ». Sauf que le résultat, c’est que dès que le type ne donne pas de nouvelles pendant quatre jours (oui c’est précis), on se met à paniquer, on se dit qu’il est dans les bras d’une autre, et, en plus, on ne peut s’en prendre qu’à nous-même ce qui est quand même très énervant. On ne peux pas faire de scène, on ne peut pas se plaindre, on peut juste se blâmer. Ce qui est quand même très énervant (bis).
Ou alors, on dit aussi des trucs du genre : « Ouais, ok, tu m’appelles quand tu veux, y a pas de soucis, je m’en fiche de toute façon, ma vie est déjà tellement remplie tu sais », alors qu’on sait très bien qu’on va attendre bêtement en regardant notre téléphone d’un œil torve. Du moins, on devrait le savoir.
Parce que là où ça coince, c’est qu’à force de se dire qu’on est cool, on finit par oublier qu’on ne l’est pas. En tout cas, moi, c’est mon cas. Je pense sincèrement que je ne vais pas attendre son coup de fil, je pense sincèrement que je vais réussir à penser à autre chose, je pense sincèrement que je peux tenir le choc et que je m’en fiche. J’ai tendance à croire que je suis cool. Mais au bout de trois jours, je dois bien me rendre à l’évidence : je suis cool uniquement si l’homme en question me rappelle très vite, si je suis l’objet de toutes ses attentions, s’il me rassure et me fait comprendre qu’il est vraiment bien avec moi et qu’il a très envie que ça dure.
Sinon, je suis une boule de nerfs très rapidement. Une espèce de condensé d’insécurité. Qui, très vite, tourne à l’obsession. Ce qui est très très mauvais, parce qu’il y a alors un risque que quand le type se manifeste à nouveau, je sois très énervée. Et que ma couverture de « fille cool » tombe. Pas bon du tout.
Parce qu’au final, il vaut mieux avoir annoncé la couleur tout de suite, plutôt que de laisser le mec découvrir que je ne suis pas cool, en vrai. Je lui ai menti. Il a l’impression d’être lésé, de s’être fait avoir sur la marchandise. Il risque même de mal le prendre (ce qui est un comble quand on y pense, zut, c’est quand même lui qui n’est pas assez attentif à moi).
Bref. Je ne suis pas cool. Je le sais. Maintenant, j’ai abandonné tout espoir de devenir cool. C’est trop tard, je suis trop vieille, et mes expériences ont prouvées que, quelque soit le type et le degré d’amour que je lui porte, ou pas, je ne suis pas cool. Il faut juste que j’apprenne à le montrer. Dès le début. Ca permettra de gagner du temps.