Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
L'autre jour, Ex-ex me dit « Ce serait cool qu'on prenne un pot tous les deux, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus ». C'est le genre de truc qui me fait plaisir parce que Ex-ex, ça me tenait vachement à coeur de ne pas le perdre de vue. Mais quand il a ajouté « Tu n'as qu'à venir chez moi, comme ça tu verras mon nouvel appart' », là j'ai trouvé ça louche. Alors, pas louche dans le sens où vous l'entendez, non, pas louche du genre il veut recoucher avec moi, essayer de me séduire à nouveau, un goût de reviens-y. Pas ce genre là. Plutôt louche du genre il ne m'inviterait pas chez lui s'il n'était pas super fier de son appartement. J'avais raison. Ex-ex venait non seulement de trouver un nouveau boulot mais aussi un appartement qui tue, un truc de fou, le bon plan parisien comme je croyais qu'il n'en existait plus.
Quand je suis sortie de chez lui, j'étais super épatée. J'ai dit à tout le monde que j'avais déjeuné sur une terrasse immense, j'ai même fait ma fière, genre je fais désormais partie des Very Important People, tout ça. J'ai crâné.
Mais quand j'ai dit ça à Monsieur S (oui Monsieur S est toujours là, j'ai changé d'avis et décidé de le garder encore un peu... je crois que j'ai du mal à m'en passer, de Monsieur S, je sais, c'est bizarre...), il m'a tout de suite répliqué : « Mais... t'es pas énervée ? ». Il a ajouté avec une grimace (et un air franchement jaloux) : « Ton EX a un appartement terrible, toi même pas tu pourrais en rêver, et ça ne t'énerve pas ? » (puis, il a grommelé que lui, quand même, ça l'énervait pas mal, alors que franchement c'est pas son ex, il ne le connais même pas...). Or, non. Je ne suis pas énervée. Alors qu'effectivement, ça pourrait.
Je pourrais me dire que c'est pas juste, que quand il était avec moi, il n'avait pas cet appart' et que donc je ne vais pas en profiter. Ou même que ce n'est pas juste, vu qu'il n'est plus avec moi, Dieu devrait le punir pour ne pas avoir su me garder et donc lui faire endurer les pires souffrances de l'enfer et le faire dormir sous les ponts, ou en tout cas dans un logement insalubre.
Mais non. Moi, gentiment, je me disais que c'était chouette.
Alors, attention, je suis très loin d'être un ange. Simplement, ça fait maintenant presque deux ans qu'on n'est plus ensemble, et Ex-ex, depuis ce moment là, il galère.
Parce que s'il avait trouvé ça seulement deux mois après m'avoir quitté, je l'aurai très mal vécu. Quand on s'est séparé, j'ai continué à avoir de ses nouvelles, par des biais détournés. Et d'apprendre qu'il n'avait pas de copine, pas d'appart et pas de travail, même si je disais « oh, le pauvre » à voix haute, en vrai, dans ma tête, je me disais plutôt « Bien fait, tiens, et toc ! ». Je me disais que ce n'était que justice. Que d'accord, moi je galérais, mais lui c'était pire. Que moi, j'avais rencontré Special K et que lui, non. Que moi, ok, je m'étais fait à nouveau plaquée, mais que lui il n'était pas tombé follement amoureux. Que moi, j'avais un travail et lui non. Que moi j'avais... et lui non. Aujourd'hui, il peut bien trouver tout ce qu'il veut, avoir tout ce qu'il souhaite, ça me va, je serais même heureuse pour lui. En fait, je dois estimer qu'il a assez payé pour sa faute (ne pas avoir su me garder NDLR), et que donc, ça va, il a le droit de trouver le plan du siècle (ça a quand même pris presque deux ans... je sais, il n'y a pas de quoi être fière).
C'est là que je me suis dit que quand même, on vit toujours un peu par rapport à ses ex. Que tant que je n'entends plus parler de Special K, ça va. J'arrive à m'en foutre. Mais que si demain j'apprends que Special K est super heureux, qu'il a rencontré la femme de sa vie, qu'il va se marier ou je ne sais quoi, je le vivrais mal. Je me dirais que c'est pas juste. Et j'aurai envie de me dépêcher de faire mieux. De le coiffer au poteau. Voire, de lui faire savoir.
Tout ça, c'est une compétition en fait. Il faut gagner au grand jeu de la rupture. Celui qui gagne, c'est celui qui s'en sort super bien sans l'autre. Qui s'en sort même mieux depuis qu'il a rompu. C'est pas très joli, mais on en est tous là... Et puis bon, Ex-ex il a beau avoir un super appart', il n'a toujours pas de copine. Hé hé.