
L'autre jour, conversation avec So' :
Moi (dans un jour de désoeuvrement) : « Je ne comprends pas, franchement, quand je rencontre un mec, il me paraît bien, ça se passe bien, et puis à chaque fois, il s'avère qu'il ne sait pas ce qu'il veut, qu'il est paumé. Comment je fais, moi, pour les repérer les paumés ? J'en ai marre. C'est comme
les king size, ça, je voudrais vraiment qu'ils aient une pancarte sur le front, un truc qui clignote, qui permette de savoir où on met les pieds, mince ! »
So' (dans un jour de super patate) : « Ouais, de toutes façons, ils sont tous nuls, les mecs. Girl power ! On n'a pas besoin d'eux » (je crois qu'elle a même ajouté « Fuck ! ». Carrément.)
Il y a des jours où je suis assez d'accord avec ça. Mais en même temps, ça n'aide pas beaucoup parce qu'en fait, ce n'est pas vrai. Ce serait plus simple, on est d'accord. Mais on a quand même besoin des mecs. En général. Dans la vie.
Pas le même jour, conversation avec Tchi-Cha :
Moi (dans un jour de désoeuvrement, encore) : « Je ne comprends pas, franchement, quand je rencontre un mec, il me paraît bien, ça se passe bien, et puis à chaque fois, il s'avère qu'il ne sait pas ce qu'il veut, qu'il est paumé. Comment je fais, moi, pour les repérer les paumés ? J'en ai marre. C'est comme les king size, ça, je voudrais vraiment qu'ils aient une pancarte sur le front, un truc qui clignote, qui permette de savoir où on met les pieds, mince ! » (oui, je sais, on a l'impression que je me répète, mais j'ai le droit, parce que Tchi Cha, elle n'était pas là pendant ma conversation avec So', alors elle ne pouvait pas savoir que je m'étais déjà posé la question, et c'était important pour moi qu'elle donne son avis sur cette grave interrogation, ce questionnement existentiel qui me taraude, là, en ce moment, merci Special K et Monsieur S, d'ailleurs).
Tchi-Tcha (dans un jour de philosophie) : « Bah, je crois qu'à Paris, les mecs, ils sont tous paumés en fait. En province, ils ne sont pas comme ça. Paris, c'est la ville de tous les paumés. Et puis, on a passé 30 ans, les mecs qui restent et qui ne sont pas casés, il y a une raison. Ils sont immatures, ou perdus, ils ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils ne nous reste plus que les rebuts de l'humanité en fait »
Ouais, ça demande réflexion. En même temps, moi aussi j'ai plus de 30 ans et moi non plus je suis pas casée. Je veux pas être considérée comme une rebut de l'humanité !
Encore un autre jour, conversation avec Chou :
Moi (dans un jour de désoeuvrement, décidément !) : « Je ne comprends pas, franchement... » (je vous épargne la suite parce que je crois que tout le monde a compris)
Chou (dans un jour d'empathie) : « oh la la ! Je ne comprends pas non plus. Je ne comprends pas, vraiment ça me dépasse. Je ne les comprendrais jamais, les mecs, jamais. Oh la la. Vraiment, ça me dépasse ! »
Oui. Moi aussi.
Une fois de plus, un autre jour, conversation avec Lilaï, ma super copine mariée deux enfants :
Moi (dans un jour de désoeuvrement, quel semaine...) : « Bla bla... Les mecs... Paumés... Savent pas ce qu'ils veulent... clignotent... mince ! »
Lilaï : « Les mecs sont cons, c'est tout ! »
Ouais, c'est pas faux non plus. C'est assez définitif en fait. Elle avait l'air sûre d'elle, bien convaincue. Je ne suis pas sûre que ça aide, mais ça fait du bien de s'énerver (j'ai des copines féministes, la preuve est faite).
Illustration :