Jeudi 29 octobre 2009

  Une fois n'est pas coutume, je me rends à une soirée d'adultes. Au programme : des gens mariés, des gens avec enfants (parfois les mêmes), des gens pacsés, des gens qui essaient de faire des enfants et qui le disent, et puis, pour faire bonne mesure, des gens de ma famille parce que quand même je m'entends bien avec eux et qu'on a le même âge, même si eux, ils sont mariés, ont des enfants, ou essaient d'en faire, donc. Heureusement, So' est là.

 

20h : So' vient de m'appeler pour me dire de l'attendre, histoire qu'on se prenne un pot avant d'y aller. Tu parles ! Je ne comptais pas y aller toute seule non plus (ni à jeun).

20h30 : So' vient de m'appeler pour me dire que finalement, elle était en retard, et qu'il valait mieux que j'y aille sans elle. Du coup, je n'ai même pas bu une bière pour me détendre et maintenant il faut que je file. Je râle un peu en mon for intérieur mais je ne lui dis pas.

  20h40 : Monsieur S m'appelle pour me demander s'il peut venir. Je lui dit que ça ne va pas être marrant comme soirée et je lui décris par le menu les gens avec enfants pour bien lui faire peur. Il a l'air d'accord avec moi pour décider que je le rejoindrai plutôt plus tard.

20h45 : J'arrive là bas. Tout le monde est assis et les enfants me montrent leurs biberons. Je souris en demandant à boire.

20h50 : Monsieur S me rappelle pour savoir si la soirée est aussi affreuse que ce que j'avais prévu. Je me réfugie dans la salle de bain pour dire que oui.

20h55 : Tout le monde me demande pourquoi je ne suis pas venue accompagnée. Je dis que Monsieur S est un peu sauvage et qu'il a la phobie des enfants. Ils sont tous désespérés pour moi. Je redemande un verre de vin.

21h : So' m'appelle pour me dire qu'elle arrive dans un quart d'heure. Je pleure intérieurement mais extérieurement je rigole avec une enfant (ma filleule) dans les bras.

21h05 : Une perfide amie, en me voyant me resservir un verre de vin, me dit « Mais je crois qu'on t'a déjà servi un verre tout à l'heure, tu l'as perdu ? ». Je réponds que je l'ai déjà bu. Elle me regarde avec des yeux ronds dans lesquels je lis la peur de l'alcoolisme. Du coup, je vais fumer une clope sur le balcon, histoire d'ajouter la peur du tabagisme dans ses yeux ronds. Et toc.

21h10 : J'attaque ma troisième clope sur le balcon. A l'intérieur, ma filleule crache sa purée de tomate.

21h15 : So' arrive, je lui saute dessus et je décide de ne plus la lâcher de la soirée.

21h30 : Monsieur S m'appelle pour me dire que finalement il n'a peur de rien et qu'il veut venir. Comme je sais qu'il va me rappeler tous les quart d'heure avec un nouvel argument pour me convaincre, je dis ok. Et puis, avec tous les verres de vin que j'ai bu, je n'ai même plus peur qu'il s'ennuie. Limite, je me dis qu'il va mettre l'ambiance.

21h31 : Je préviens tout le monde que Monsieur S va venir. Ils sont très contents de faire sa connaissance. Je leur dis qu'il ne va sûrement pas leur plaire mais ils ne m'écoutent pas. Verre de vin, clope, So', balcon.

21h45 : Monsieur S arrive. C'est la fête ! Tout le monde se lève et a envie de lui parler. Comme il adore être la star de la soirée, il est content. C'est assez chouette finalement.

23h : Les premiers invités s'en vont en disant que demain c'est dimanche et que, pfou, il faut faire le ménage dans la maison, le marché et tout ça. Monsieur S les regarde avec des yeux ronds dans lesquels je lis la peur de la mémérisation. Je lui sers le bras pour lui signifier que pas de panique ça ne nous arrivera pas. Il me regarde avec des larmes de reconnaissance.

23h30 : Nous sommes en grande conversation. Ma cousine par alliance nous explique qu'elle a eu un curetage et que c'était vraiment affreux pendant qu'une amie raconte que l'accouchement ça ne fait même pas mal. Je retourne fumer une clope sur le balcon et me ressers un verre de vin. D'ailleurs, prise d'une inspiration subite, j'emmène la bouteille avec moi.

Minuit : Monsieur S crie qu'il veut connaître le pourcentage de lesbianisme dans chaque fille ici présente. Il explique que moi, c'est pas terrible, mais que So' elle est à 50-50. Deux nouveaux invités s'en vont.

00h30 : Monsieur S, qui a bu plusieurs whisky avant de venir, explique à mon cousin que j'ai envie de créer un site porno amateur pour arrondir les fins de mois. So' se bouche les oreilles en disant qu'elle ne veut rien entendre de tout ça. Qu'on parle trop de notre vie sexuelle tout le temps, que c'est affreux. Je bredouille que c'est une blague mais personne ne m'entend. Mon cousin a un sourire de travers. Je crois qu'il déteste Monsieur S et qu'il ne veut pas de lui dans la famille. Je me ressers un verre de vin pour me persuader que tout ceci n'est qu'un rêve.

00h45 : On n'est plus que trois, je crois qu'il faut qu'on s'en aille. Monsieur S reparle à la maîtresse de maison du taux de lesbianisme chez les filles pendant que je le pousse vers la sortie. So' rigole en disant qu'elle est toute bourrée et que de toute façon, elle, c'est 50-50 ! Dans le regard de la maîtresse de maison, je crois percevoir de la tendresse... à moins que ce ne soit de la pitié.

01h : Dans la rue, Monsieur S trouve que la soirée était bonne. So' acquiesce en marchant de travers. Moi, je pense que je les aime tous les deux.

 

Illustration :

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Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Ma vie en rose
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Mercredi 21 octobre 2009

L'autre jour, je discutais avec Monsieur S de son ex. Avec Monsieur S on parle souvent de son ex parce que bon, mine de rien, elle était là au début de notre relation, même si ce n'était pas encore vraiment une ex, ce que j'ignorais. Une fois devenue officiellement « ex », elle est restée encore un peu, histoire de bien embêter Monsieur S, ce qui se comprend un peu quand même, mais qui n'a pas simplifié mes relations, déjà passablement compliquées, avec lui. Encore après, quand elle a finalement et littéralement débarrassé le plancher, elle a continué à revenir par intermittence, presque par surprise, « oups, j'ai oublié un carton ! », « mince, j'ai embarqué tes caleçons », « Oh, il faut que tu signes des papiers », de préférence vers minuit ou tôt le matin.

Bref, tout ça pour dire qu'ex, c'est pas un boulot facile, mais « nouvelle petite amie avec ex envahissante », c'est pas non plus du gâteau. Mais là n'est pas la question.

Reprenons plutôt.

L'autre jour, donc, je discutais avec Monsieur S de son ex. Sujet pas du tout tabou entre nous, donc. Et je lui demandais pourquoi il était resté si longtemps avec elle (6 ans) alors qu'à l'entendre, il n'y avait plus rien entre eux depuis au moins trois ans déjà. Et il m'a répondu, penaud « désir d'enfant ». Monsieur S, 35 ans largement révolus au compteur, s'était dit que cette fille là, c'était avec elle qu'il allait construire une famille. Mais pas parce que c'était la femme de sa vie. Pas parce qu'il l'aimait plus fort que les autres. Parce que c'était le moment. Parce qu'il avait l'âge et elle aussi. Parce que, surtout, il avait envie de devenir père. Alors autant devenir père avec celle qui se trouve là à l'instant T plutôt que de se poser des questions, arriver à la conclusion que ce n'était pas la bonne et se remettre à la quête du grand amour. Coup de bol, elle ne se sentait pas prête à avoir des enfants avec lui. Coup de bol pour moi en tout cas, pour eux aussi sûrement.

Ça m'a fait repenser à mes propres interrogations : pourquoi les gens restent-ils ensemble quand ils sont insatisfaits ? Il y a bien sûr ceux qui restent parce qu'ils n'ont pas de vrais raisons de partir, de vrais reproches à formuler à l'autre. Il y a aussi ceux qui, comme Monsieur S, restent pour de mauvaises raisons, ou plutôt, trouvent des raisons de ne pas partir.

Parce qu'on peut s'ennuyer avec son conjoint et avoir envie d'un enfant. Avoir envie d'un enfant là maintenant, et pas de chercher la bonne personne avec qui construire une famille. Se dire en plus qu'avec un enfant, on ne s'ennuiera plus. On peut. Avoir peur de quitter l'autre et de ne retrouver personne pour assouvir notre désir de paternité / maternité. Bref. Non seulement on peut tout ça mais en plus, on fait tout ça. Finalement, beaucoup de gens restent ensemble pour de mauvaises raisons. Ça ne fait pas d'eux de mauvaises personnes, ni même parfois de mauvais couples. Et puis, on a beau dire, ne nous leurrons pas, c'est aussi plus facile de se séparer avant 30 ans qu'après, horloge biologique oblige...

 

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Me, my ex(s) and I
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Jeudi 15 octobre 2009

Je viens de finir de lire L'art de la fugue de Stephen McCauley. Le héros, Patrick, homosexuel, est en couple depuis de nombreuses années avec un type, Arthur, qui souhaite véritablement s'engager et le pousse à acheter une maison à deux. Patrick est paniqué. Patrick voudrait s'enfuir. Mais il n'y arrive pas. En fait, le problème de Patrick, c'est qu'il n'a pas grand chose à reprocher à Arthur. Il le trouve intelligent, charmant, sensible. Il le trouve même beau parfois. Mais il s'ennuie. Il n'arrive pas à le quitter parce qu'il n'a pas vraiment de grief contre lui. Il ne peut même pas se dire qu'il ne l'aime plus, parce que quand même, il éprouve de la tendresse pour lui. Et dès qu'il le trompe, il s'en veut tellement qu'il se met à l'aimer plus. Il ne peut pas se dire qu'Arthur est un con. Ni qu'il le fait souffrir. Objectivement, il ne souffre pas. Il n'est juste pas très heureux. Mais est-ce de la faute d'Arthur ? Pas sûr...

Ça m'a fait réfléchir.

Parce que je me suis souvent dit, en regardant les couples autour de moi : pourquoi sont-ils ensemble ? Pourquoi restent-ils ensemble alors qu'ils n'ont pas l'air satisfaits ? Et en fait, c'est ça le truc. Dans un couple il n'y a pas forcément désamour au bout d'un temps. Ou trahison. Rien n'est tout blanc ou tout noir. Ce serait beaucoup plus simple, finalement.

Dans un couple, il y a des hauts et des bas. Des moments de passion et d'autres plus calmes. Et, même si on se sent insatisfait, il est parfois difficile de savoir si c'est juste un cap à passer ou si c'est la relation toute entière qui ne nous convient pas.

Ça m'a ramenée à mon histoire avec Ex-ex aussi. Avec Ex-ex, au bout de deux ans, on a commencé à entrer dans le train-train. On vivait ensemble, on était tout le temps ensemble, et parfois je me surprenais à me dire que, bof, c'était quand même pas l'éclate. Et en même temps, je passais en revue toutes les qualités d'Ex-ex, et je me rendais bien compte que je n'avais aucune raison valable de ne pas être bien. Aucune raison valable de quitter un mec aussi chouette. N'empêche, que j'étais insatisfaite. J'avais envie de mieux. De plus. D'autre chose. Mais pas assez de courage pour le quitter. Pas assez de raisons aussi, je crois.

Je pense d'ailleurs qu'il était dans la même situation que moi, mais qu'il a eu, lui, le courage de dire stop au bout d'un moment. Et effectivement, quand il a pointé le problème, je n'ai rien eu d'autre à faire que d'admettre qu'il avait raison. Même si ça ne me plaisait pas (qu'il ait raison, qu'il prenne la décision, qu'il ressente la même chose que moi, mince, c'est quand même vexant quand on y pense !).

Bref. Tout ça pour dire qu'une relation de couple, c'est compliqué (porte ouverte enfoncée numéro 5... au moins !). Qu'à la base, on a tendance à voir les choses de manière manichéenne. A se dire que quand on ne s'aimera plus, on se quittera. Mais ça ne se passe pas comme ça. Ça arrive rarement. En règle générale, on est amoureux, et puis l'amour se transforme petit à petit. On est moins glue, moins passionnés. On doit vivre ensemble au quotidien, affronter les tâches ménagères et les petits soucis. Et faire vivre l'amour au milieu de tout ça.

Après, la vraie question c'est peut-être de savoir ce qu'on attend. Est ce qu'on a tous les mêmes aspirations par rapport à une histoire d'amour ? Est ce que certains supportent mieux que d'autres la fin de la passion ? Est ce qu'on peut trouver satisfaction dans la tendresse, dans un amour plus posé, plus reposant ? Est ce que la solution, c'est de trouver d'autres satisfactions ? Et de ne pas attendre trop...

 

Illustration :

Peter and Catherine by =fogke on deviantART

 

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Me, my ex(s) and I
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Mardi 29 septembre 2009

Quand j’étais ado, j’avais plein de blocages débiles. Bien sûr il y a eu, comme tout le monde je crois, le passage du baiser avec la langue « beuark, c’est dégueulasse, c’est mouillé, erk, erk », mais ça, à la limite, ça passe assez vite. Une fois qu’on a essayé on trouve généralement ça plutôt pas mal, bizarrement.

Après, une fois que j’ai eu des mecs, passé la vingtaine, j’ai continué à avoir des idées bien précises de ce que je cherchais chez un homme. On en discutait avec mes copines et ça donnait des conversations très profondes à base de : « Alors, moi tu vois, les mecs avec des poils, tu vois, je supporte même pas », « Ouais t’as raison c’est trop répugnant les poils », « ouais, moi si un mec il a des poils qui dépasse de sa chemise, même pas je le calcule, tu vois », « ouais trop pareil », «  et je ne parle même pas du ventre » « oh mon dieu les mecs qui ont du bide c’est l’hooorreur ! hin, hin ! ».


Dès fois aussi, on partait dans des réflexions vachement poussées sur le thème de la politique et des hommes par exemple, du style : « moi, si un mec me plait et que je découvre qu’il est de droite, je crois que ce ne sera plus possible entre nous. De DROATE, nan mais, même pas la peine ! », « Ouais c’est clair, ou encore pire si il est comptable, t’imagine, ou carrément facteur ! », « hin hin, un facteur avec son vélo, trop la loose, le mec, même pas je pourrais le respecter, tu vois », « ouais et puis pour la thune à la limite je préfère encore un comptable ou un banquier je crois… bon, sauf s’il est de droite, c’est sûr ».


Après, on se disait qu’on n’aimait que les bruns (moi et mes copines on n’a jamais regardé les blonds, ou presque), grands et musclés, mais drôles aussi, avec de l’esprit, et puis intelligent. Parce qu’un petit gros bête et méchant on n’en voulait pas. Clair.


Il y avait un seul thème où je faisais ma rebelle, c’était les vêtements. Quand mes copines elles disaient « ouais moi il faut que le mec, il soit bien habillé, mais pas spécialement en costard, tu vois, juste un beau jean, un beau pull, la classe, quoi, mais mode », ou « je ne supporte pas les mecs en jogging », ou encore « un mec qui met des SLIPS, même pas il rentre dans mon lit ! Ou alors, il faudra que je me cache sous la couette pour rigoler », moi je disais « bah les fringues, je m’en fous en fait » (plus tard j’ai appris qu’un mec ça se relooke hyper facilement en plus, donc j’avais plutôt raison de ne pas m’attacher à ce point précis).

 

Bref. Tout ça pour dire que dans nos jeunes années, moi et mes copines on se laissait un champ très réduit pour chasser le mâle. Ca la foutait mal de présenter un type qui ne corresponde pas aux canons de beauté. Dans la réalité pourtant, on ne sortait pas vraiment avec Brad Pitt, mais on visait haut (et puis, comme ça ne durait pas très longtemps, on n’avait pas le temps de les présenter alors ça allait, on ne se tapait pas la honte).


Aujourd’hui, quand j’y repense, je me dis que j’ai loupé plein d’occasions avec mes barrières dans la tête. Aujourd’hui, surtout, il est bien sûr important que l’homme m’attire, mais c’est rarement avec des critères physiques aussi précis que son charme va opérer sur moi. Aujourd’hui, j’ai pris conscience que j’attirai en majorité les petits, et ça me convient plutôt bien. Aujourd’hui je trouve les cheveux gris plutôt sexy, et je ne me formalise pas sur une bedaine qui dépasse un peu, ni sur un poil qui pointe sous la chemise.
Aujourd’hui, en fait, je n’ai plus vraiment de critères. Ca explique sûrement pourquoi aujourd’hui, j’ai beaucoup plus de succès que dans mes jeunes années.

Ilustration :
Divided We Fall by ~nique3191 on deviantART
Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Le post qui révolutionne ta life
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Vendredi 25 septembre 2009

Parce qu’il faut parfois savoir se lancer des fleurs, parce que c’est la rentrée et qu’il faut partir du bon pied avant l’hiver qui sera bien entendu, gris, froid, et affreux (même si, croisons les doigts, Monsieur S saura super efficacement me servir de bouillotte et bien plus, rendons justice à Monsieur S). Bref, parce que j’ai envie, je vais me lancer des fleurs.

Les filles m’aiment. Parfaitement. Les filles me trouvent formidables. Et, comme les filles sont fines, et qu’elles sont assez impitoyables entre elles, surtout quand elles ne se connaissent pas bien et surtout dans une soirée où il y a plein de concurrence et où toutes les célibataires sont aux aguets, je prends ça comme un super compliment.

 

Parce que voilà. Ca m’est arrivé deux fois (ça paraît pas énorme mais qui peut en dire autant, hein, qui ? Je m’interroge) que lors d’une soirée des filles viennent me voir pour me dire que j’étais formidable. Pas bombasse, ok, mais belle. Ou même magnifique. Ouais, je sais, ça fait plaisir. Ouais ,je sais aussi, ça paraît un peu too much, un peu excessif comme mot, là, comme ça, « magnifique », mais bon, c’est un fait, je suis magnifique, il faut savoir l’accepter, même si ce n’est pas facile tous les jours. Alors, magnifique, c’est plus à l’intérieur quand même. Les filles, elles se rendent compte que je suis belle à l’intérieur.

Il y en a une, donc, qui m’a coincée dans la cuisine et qui m’a fait un genre de déclaration. J’étais gênée. Elle a dit des trucs comme « on voit que tu sais qui tu es », ou « tu dégages une assurance, un truc qui fait qu’on a envie d’être toi, tu vois »,  ou encore « dès que je t’ai vu je me suis dit « ouh là là, voilà une fille qui dégage » ». Au départ, je me suis dit qu’elle devait me draguer. Ca arrive. Mais non, même pas. J’ai rougi (je ne suis pas habituée non plus, faut pas pousser), j’ai bafouillé des trucs comme « hin hin… mais j’ai une sale tête aujourd’hui », « J’ai des boutons » ou encore « je ne suis même pas bien habillée ! » et je suis sortie de la cuisine en courant presque.

 

Mais la deuxième fois que ça m’est arrivé, du coup, ça m’a moins surpris. Je commence à m’habituer. C’était à la soirée de chou et une fille qui venait d’arriver s’est plantée devant moi, à donné un coup de coude à un de ses amis en lui disant « wahou ! la fille là, elle est belle ! ». Elle a même ajouté : « Il faut absolument que tu sortes avec elle ce soir ». Le type en question, c’était Puce. Puce écoute très attentivement les conseils de sa meilleure amie. Et moi, de mon côté, très simplement, j’ai à peine été surprise.  « Ouais, les filles me trouvent formidable, je sais, c’est normal que toi aussi ça te fasse ça » je me suis dit à l’intérieur de mon moi magnifique.

 

Bref. Tout ça pour dire aussi que je crois que les femmes et les hommes n’ont pas la même perception de la beauté. Parce que c’est clair que je ne suis pas une bombasse, ou en tout cas, pas la majorité du temps. Mais c’est comme si les filles percevaient autre chose que la beauté plastique. Une sorte d’assurance, ou de feeling qu’on dégage à un instant T et qui les frappe. Parce que, même si parfois j’ai plein de succès avec les hommes, aucun ne s’est jamais planté devant moi, ébahi, pour me dire à quel point j’étais sublime. Aucun. Le premier qui fait ça, je l’épouse (enfin… si je le trouve à peu près beau. Quand même.)

 

 Illustration :
The Beauty of... by ~marcelo10 on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Ma vie en rose
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Présentation

Rappel des personnages

Ex-ex : L'homme avec qui j'ai vécu quatre ans

Special K : L'un de mes dernier ex (deux mois de grand amour passionné pour moi, d'histoire sans lendemain pour lui), qui m'obsède un peu. Baptisé comme ça parce qu'il est "comme les céréales, on croit que c'est bon et puis en fait non"

Q : L'un de mes meilleurs amis. Le type de base qui a du mal à comprendre les femmes. Casé depuis peu.

So' : Ma super copine célibataire, celle qui est de tous les bons plans. Belle, intelligente, drôle (oui, tout ça) mais qui ne tombe que sur des neuneu (les neuneu sont attirés par la lumière)

Chou : Ma super copine pas tout à fait célibataire quoique pas vraiment en couple... C'est compliqué

Angel : Ma super copine qui n'est plus célibataire (ne le reste jamais longtemps). Véritable Dr Jeckyll et Mister Hide en soirée...

Tchi-Cha :
Ma super copine, célibataire, bourrée parfois. La pèche tout le temps ou presque, mon modèle en fait

Mélodie : Ma super copine célibataire, qui collectionne les relations compliquées et a elle aussi un Special K dans la tête (pas le même, faut pas pousser, mais un modèle similaire)

Lilaï : Ma super copine en couple depuis 15 ans. Deux enfants. Un grand soutien pour moi...

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