Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 15:38

lady_grandma_by_xx_rawr_xx-d31z89c.jpg20h30 : Ce soir c’est la fiesta, ou presque. Comme au bon vieux temps, je me retrouve toute seule, (avec Minouche qui dort dans la pièce à côté, mais qui dort, donc c’est comme si j’étais seule) parce que Monsieur S va à une « soirée mecs ». Je vais me faire un plateau télé. Je vais m’affaler dans le canapé avec mon plaid. Je vais regarder Gossip Girl et Glee parce que quand Monsieur S est là, je ne peux pas. Et puis je vais appeler So’ et on va passer trois plombes au téléphone. Comme au bon vieux temps, j’ai dit.

 

20h35 : Minouche : couché. Plat Picard : au micro-ondes. Plaid : Sur mes genoux. Gossip Girl : dans le disque dur. C’est parti, mon kiki. Ma vie est décidément formidable.

 

20h40 : Blair va-t-elle épouser son prince ou se remettre avec Chuck ? Le suspens à la Gossip Girl est terriblement insoutenable (terriblement ET insoutenable, j’assume parfaitement les superlatifs)

 

21h20 : Je suis toute excitée. L’épisode était vraiment fort. J’adore ! Vite, je regarde Glee dans la foulée !

 

21h25 : Glee c’est cruche, mais c’est bon.

 

21h27 : Il faut juste faire avance rapide sur les chansons qui sont gonflantes. Ça fait que l’épisode dure deux fois moins longtemps, mais c’est bon quand même.

 

21h28 : I beg your pardon ?

 

21h28 : J’ai cru entendre un truc sonner.

 

21h28 : Monsieur S m’appelle ? Bah, c’est pas bien sa soirée ? Oh, faut me laisser regarder mes séries d’adolescente un peu, là !

 

21h28 : Cinq appels en absence, trois messages répondeur, 12 SMS. C’est quoi le problème ?

 

21h28 : SMS 1 « Je suis sur la route du retour »,  SMS 2 « J’arrive », SMS 3 « Bah tu réponds plus ? », SMS 4 : « WTF ??? », SMS 5 : « Allo ? », appel 1, appel 2 etc.

 

00h30 : Putain, il n’est pas 21h28, en vrai ! (je ne dis des gros mots que quand Minouche dort… Je précise. Pour les âmes sensibles et les bonnes mères, qui, j’en suis sûre, hantent mon blog en secret)

 

00h30 : En vrai, il est minuit et demi.

 

00h31 : J’ai dormi tout le long de ma soirée à moi toute seule devant mes séries de filles !

 

00h31 : J’ai même pas appelé So’ !

 

00h31 : J’ai même pas vu Glee !

 

00h31 : J’ai même pas profité !

 

00h32 : Et en plus, je suis crevée ! Lasse, je vais me coucher (parfois, je suis lasse, oui, c’est l’âge qui veut ça sûrement. Et le fait que ma soirée d’ado se soit sabordée toute seule, ça doit y faire aussi, à la lassitude).

 

Le truc, quand on a des enfants (enfin, un enfant, ça suffit largement), c’est que le sommeil en retard qu’on a accumulé lors des premières semaines, lorsque le nouveau né ne dormait jamais (ou alors sur vous. Ou alors, si peu), c’est qu’on ne le récupère jamais, le sommeil. Du coup, on est tout le temps fatigué. Même si on dort à nouveau. C’est foutu. Les deux semaines de sommeil en retard, on les a dans la vue. Je crois que c’est pour la vie.

 

Illustration :

 Lady Grandma by ~Xx-rawr-xX on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Ma vie en live
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 08:49

love_by_auroille.pngJ’ai toujours trouvé ça étonnant la façon dont je m’étais entichée de Spécial K. Je sortais d’une relation de 4 ans, je venais tout juste de faire mon deuil et d’avoir envie de sortir, je voulais tester mon pouvoir de séduction. Je savais que Spécial K serait une proie facile, vu que je le connaissais par ailleurs, et je le trouvais pas mal. En plus, je le rangeais dans la case des Loïcos, des genres de types avec qui j’avais généralement un succès fou mais dont je ne tombais jamais amoureuse.

Et là, paf, sans prévenir, je tombe amoureuse de lui. D’un coup, comme ça. Alors que je voulais juste me changer les idées.

Vous me direz, ça arrive, l’amour ça vous tombe souvent dessus sans prévenir tout ça.

Certes.

Mais je me suis toujours posé la question : est ce que je serais tombée aussi amoureuse que ça de Spécial K si ça avait été à un autre moment ? Si je n’avais pas été si fragile sentimentalement.

Parce que ce qui me met la puce à l’oreille, c’est que je ne suis pas la seule dans ce cas là. Parmi mes copines, il y en a à qui c’est arrivé. La même chose. Dans les mêmes circonstances. Après une relation longue, une rupture pas forcément facile, une rencontre qui se veut légère, sans conséquences, histoire de se changer les idées et de voir qu’on peut à nouveau séduire, et paf, l’amour.

Alors c’est peut être une coïncidence, ou un coup de bol, de rencontrer le grand amour, là, comme ça, tout de suite après une relation de couple durable, mais moi je trouve ça louche. Je trouve ça particulièrement louche que ça n’arrive pas qu’à moi. Et je trouve ça particulièrement louche qu’à chaque fois, le type dont on tombe soudainement follement amoureuse se carapate très très vite.

Je me suis donc interrogé. J’ai réfléchi. Beaucoup. Profondément. Et j’en ai tiré les conclusions qui s’imposent : moi et mes copines on est des fanatiques de l’engagement. Contrairement à d’autres.

Plus précisément, j'ai l'impression qu'il y a deux choses qui nous animent, à ce moment là de notre existence : la peur de l’inconnu, et la sensation du renouveau.


L'inconnu, cet inconnu

Sortant d’une relation longue, on est un peu perdue vis-à-vis du célibat, de cette nouvelle vie, de la solitude. Alors, on cherche un truc rassurant, comme on connaît bien. On cherche direct, mais sans se le dire, attention, une vraie relation. On a beau faire les fièrotte, être des femmes libérées tu sais c'est pas si fragiles (euh...),  on n’a finalement pas très envie de s’aventurer dans le célibat, dans l’inconnu. Dès fois, le célibat, ça parait assez vertigineux, quand on le regarde de loin (d'ailleurs, il ne faut pas) : il va falloir rencontrer des hommes, les draguer, voir si ça marche, ou pas, attendre trois jours qu’ils rappellent, se demander si on est en couple, si la relation est exclusive, devoir passer par tous ces états là.Vertigineux, on vous dit, quand on y pense.

En fait, on a un peu la trouille surtout.

Alors le premier type qu’on rencontre, après notre relation longue, pour peu qu’on s’entende bien avec lui, il y a notre cerveau qui nous envoie des signaux pour nous dire « Eh, oh, il est pas mal lui ! » « Ce serait bien de cocooner avec lui, non ? », « Tu ne crois pas que ça pourrait faire une histoire sérieuse ? » « Ce serait bien mieux que de courir le gueux, allez fonce ! ». Putain de cerveau !

Il nous envoie de l’ocytocine, tout ça, pour nous rendre accro, et, emballé c’est peser, on tombe amoureuse du premier venu. Saletés d’hormones !

En bref, on est des petites trouillardes, et on n’est pas aidées par notre cerveau, ce couard.

 

 

L’effet renouveau

En dehors de la peur du célibat, ce terrible inconnu (qui finalement peut s’avérer être une assez bonne période où on s’amuse pas mal tout en apprenant à se connaître…), il y a aussi l’effet du renouveau.

Parce que si on a rompu (ou si on vient de se faire plaquer, au final, c’est pareil), c’est que ça n’allait plus vraiment dans notre couple d’avant. Si ça n’allait plus, c’est qu’on ne ressentait plus cette passion qui avait pu nous animer au début. Donc, je résume :

On sort d’une relation plan-plan.

On se sent seule.

On rencontre quelqu’un.

Et on se met à ressentir à nouveau des petits frémissements, des petits papillons dans le ventre. On se met à vivre des situations où on est à la fois stressée, excitée, et heureuse. On ne sait pas ce qui va se passer. On a envie de voir l’autre. On a la trouille de l’embrasser. On n’a embrassé personne d’autre depuis tellement longtemps. On a la trouille de faire l’amour. On n’a pas connu un autre corps que celui du précédent depuis tellement longtemps. Tout ça est super excitant. On n’avait pas ressenti ça depuis une paye. On devient accro à ces sensations. Et Paf. Une fois de plus. Amoureuse.

Parce que, nous les filles, on est des warriors de l’amour. On ne se dit pas, contrairement à d’autres, « j’ai souffert en amour, plus jamais ça ! », on se dit « j’ai souffert en amour, mais le prochain, ce sera le bon ». On est pleine d’espoir en l’humanité. On croit vachement que tout est possible. En tout cas, moi et mes copines.

Et on a peut être un peu la trouille du célibat, mais on n’a carrément pas peur de se lancer dans une relation amoureuse. En cela, on est quand même super fortes.

 

Illustration :

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Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Le célibat est passé par moi
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 17:03

scared by Gadox-copie-1Il paraitrait que certains hommes sont des phobiques de l’engagement. Oui. Ces hommes là, les pauvres, voudraient bien donner plein d’amour aux femmes, ils voudraient bien s’engager, mais ils ne peuvent pas lutter, ils ont la trouille chevillée au ventre. Divorces de leurs parents, perte d’être cher, ou encore blessure due à une autre femme, les hommes qui ont peur d’aimer ont vécu des trucs trop durs dans leur vie, du coup ça les a beaucoup perturbé dans leurs relations aux femmes.

Il y a même un livre qui s’attache à décrire et à comprendre leur comportement : « Ces hommes qui ont peur d’aimer ». C’est vrai qu’il a l’air malheureux sur la couverture, cet homme là, ça n’a pas l’air facile pour lui de ne pas savoir aimer, de ne pas pouvoir lutter contre sa peur. Cette petite moue, là. Ce regard qui dit « Aime moi, c’est pas de ma faute, je voudrais bien mais je peux point ». On a envie de le cajoler, de le prendre dans les bras ce petit bonhomme.

Moi, je suis contre.

Il m’énerve avec sa petite moue.

J’ai envie de lui donner une claque, tiens. Parfaitement.

Soyons clair, je ne sais pas si le phobique de l’engagement existe. Peut être que c’est une pathologie réelle, je ne m’avancerai pas sur le sujet. Je voudrais juste qu’on arrête de penser qu’il existe. Pour le bien de la partie féminine de l’humanité. Parce que rien que de lui donner une existence, un statut, une posture, à ce phobique de l’engagement, c’est lui offrir une certaine légitimité. Et c’est déjà lui pardonner de faire du mal aux filles qu’il va rencontrer, parce que ce n’est pas de sa faute, on a dit, il est malade, quoi, mince, on ne tire pas sur l’ambulance, c’est déjà pas facile pour lui !

Je suis contre, donc.

Parce que du coup, la fille qui rencontre un type qui lui dit ne pas vouloir s’engager, a tendance à se dire « Ah, ok, je suis donc tombée sur un phobique de l’engagement. » (la fille est généralement super au courant de toutes les pathologies qui peuvent toucher la gent masculine).  Du coup, elle se dit aussi qu’avec beaucoup de patience, elle pourrait éventuellement réussir à le guérir (la fille est également assez confiante dans ses capacités de guérisseuse, surtout des pathologies qui touchent la gent masculine). Et, du coup, elle lui pardonne beaucoup de choses vu son état, déjà pas facile comme on l’a dit, de « phobique ». Comme un malade. C’est pas de sa faute s’il éternue tout le temps, il est allergique, on ne peut pas lui en vouloir. C’est pas de sa faute s’il a oublié d’acheter le pain, il a Alzheimer, on peut pas lui en vouloir. C’est pas sa faute s’il ronfle, il a des végétations, on ne peut pas lui en vouloir. C’est pas de sa faute s’il ne me rappelle pas, il est phobique de l’engagement.

Je milite pour la disparition pure et simple de la pathologie. De la case (c’est comme la case « mademoiselle », je milite aussi pour sa disparition. Ou en échange d’une case Damoiseau, à la limite, comme le suggère Camille, mais c’est un autre débat.). Parce que si la case « phobique de l’engagement » n’existait pas, la fille ne se dirait pas qu’il est malade. Elle ne le classerait pas dans une catégorie qui explique et qui excuse son comportement. Elle se dirait juste que ce n’est pas le bon. Et elle passerait à autre chose.

Parce que, en général, il faut rappeler quelques trucs de base :

S’il ne rappelle pas, c’est qu’il ne veut pas rappeler. (et ce n’est pas qu’il a perdu le numéro de téléphone / son téléphone / qu’il a eu un accident / qu’il a trop de travail. Ça n’arrive jamais ce genre de chose, ho !)

S’il n’a pas le temps de vous voir, c’est qu’il n’est pas amoureux.

S’il ne veut pas s’engager, c’est qu’il ne veut pas s’engager. Ça ne se guérit pas. Ce n’est juste pas le bon moment / la bonne personne. Ou les deux. Et ça ne sert à rien d’attendre un peu en se disant que ce sera le bon moment dans une semaine ou dans un mois.

Evidemment, c’est rassurant de se dire qu’on est tombé sur un phobique de l’engagement. Parce que, mine de rien, c’est plus facile de penser que ces phobiques existent, que de se dire qu’on s’est plantées. Qu’on est tombée amoureuse d’un type qui ne nous aime pas en retour. Ça a un côté rassurant de se dire « Ce n’est pas qu’il ne m’aime pas, c’est qu’il a peur de s’engager », voire même, « Il a peur de moi parce qu’il m’aime trop » (oui, les filles sont absolument tout à fait capable de se dire ça. Souvent même).

C’est comme la case mademoiselle. On l’aime bien, la case mademoiselle, tant qu’elle est utile pour se rassurer. « Il m’a appelé mademoiselle, c’est que je fais plus jeune que mon âge, c’est que mon pouvoir de séduction est toujours intact ». Mais le jour où plus personne ne nous appelle « mademoiselle », hein ? C’est le jour où on prend conscience de la discrimination de la chose (ce n’est pas mon cas, il y a encore beaucoup d’hommes qui m’appellent mademoiselle. Parfaitement. Ma séduction est au top. Je précise. Tous les jours, un homme différent m’appelle Mademoiselle. Partout. Tout le temps. Non, mais. ) Mademoiselle, ça veut dire « baisable » en vrai. Et « phobique de l’engagement » (parce que oui, je retombe toujours sur mes pieds), ça veut dire « j’ai le droit de me conduire mal dans la relation, je suis malade, si tu crois que c’est facile franchement... Phobique de l’engagement, ça s’appelle ma maladie. Si tu ne connais pas, lis le livre « Ces hommes qui ont peur d’aimer » et aime moi en retour. Si tu as de la chance, que dis-je, si j’ai de la chance, tu arriveras à me guérir. Mais là, je ne peux pas te voir, j’ai plein de boulot. »

 

Illustration :

 scared by ~Gadox on deviantART


Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Le célibat est passé par moi
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 16:57

do you know me by misguidedart-d3aodjdSi par hasard vous passez par Seattle et que vous apercevez un spermatozoïde monté sur deux roues, pas de panique, c’est juste le “sperm bike” qui sillonne les rues pour transporter des échantillons de la banque de sperme jusqu’aux cliniques de fertilité. 

 

People vient de publier son fameux top ten des hommes (vivants) les plus sexy de la planète. Le gagnant, c’est Bradley Cooper, ce avec quoi je suis plutôt d’accord. Les autres, oh my god, non seulement je n’en connais pas la moitié (il faut dire qu’il faut avoir vu Thor, puisqu’apparemment ils font presque tous partie du casting, et ce n’est pas mon cas, le type avec son gros marteau, bizarrement ça me tentait moyen…), mais en plus il y en a quelques uns que je trouve plutôt moches. Est-ce que ça veut dire que je suis désormais trop vieille / trop ringarde / trop classique / trop française (rayez la mention inutile) pour apprécier le classement du magazine américain ? Ça fiche un coup (dites « trop française » pour me faire plaisir, à la limite).

 

En parlant d'hommes vivants et sexy, ça me fait penser : qui a dit que la mort n’était pas sexy, elle ? Pas cette entreprise de pompe funèbre qui associe pin-up et cercueils dans une campagne de pub qui tape à l’œil (et qui fait vendre ?)

 

Conseils à une adolescente mal dans sa peau par Okapi (ou comment augmenter le taux de suicide chez ces dernières) « Mets des couleurs flashy, des vêtements près du corps et des bijoux ça ira mieux ma puce »

 

Happy pas together, parce qu’il parait que divorcer c’est super chouette après une vie passée à s’occuper de sa famille. Dit comme ça, rien de révolutionnaire, non, c’est plutôt banal presque, mais ça a bizarrement provoqué l’indignation (comment ça ? On peut vivre heureuse en dehors des liens du mariage ? Seule ? Célibataire ? WTF !!!). Comme quoi il n’en faut parfois pas beaucoup pour indigner les foules.

 

Quand Nicolas Sarkozy qui ne communique pas du tout du tout sur la naissance de sa fille est en visite dans une caisse d’allocation familiale de Gironde, il débat de l’allaitement. Normal, quoi, on est dans une CAF après tout ! Mais d’un point du vue féministe, hein, du genre c’est bien pour la santé du bébé, mais pour la femme mon dieu quel esclavage. Et Carla qui s’inquiète de ne pas avoir assez de lait. C’est beau la conscience féministe d’un président… et la non communication (mais qu’est ce qu’ils ont les journalistes à le suivre partout, mince alors, si on peut même plus discuter tranquille de Carlita avec les sympathiques employés !) Si innocent, si pur…

 

 

 

Illustration :

Meli-Melo by ~misguidedART on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : C'est court, mais c'est bon
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 17:13

_Hair_by_Aiwendillie.jpgIl y a longtemps de ça, alors que j’expérimentais tout juste mon nouveau célibat, ma tata Gwenda qui s’y connait vachement en garçons malgré son air de ne pas y toucher m’avait donné ce conseil simple et néanmoins efficace en plus d’être très joliment dit :


Pour draguer un peu, lâche tes cheveux
Si tu n'as pas de cheveux, maquille tes yeux
Pour draguer beaucoup, montre tes genoux
Pour tous les appâter, botte tes pieds


Des années plus tard, permettez moi de revenir dessus pour préciser un peu.

Je confirme que la jupe, les bottes, les cheveux c’est imparable quand on est une fille pour séduire un garçon. C’est basique mais c’est le meilleur moyen que ça marche. Je ne dis pas qu’il n’y a que ça qui marche, il y a d’autres trucs, c’est sûr. On peut être en jean et séduire avec son intelligence ou avec son humour aussi. Mais ça marche sur moins de monde en même temps, donc c’est moins balèze. Ça ratisse moins large, si vous me pardonnez l’expression.

Après, ça a peut être le mérite de mieux cibler le genre de type qu’on séduit. Ça dépend si on veut séduire le type qui passe dans la rue (jupe cheveux bottes), l’ouvrier du bâtiment (jupe cheveux bottes), le barman (jupe cheveux bottes), le beau mec à une soirée (jupe cheveux bottes), ou le garçon que l’on fréquente depuis longtemps à la bibliothèque (pantalon queue de cheval) ou à un diner d’ami (pantalon chignon). Encore que le combiné jupe cheveux bottes est efficace partout, tout le temps, auprès de tous les garçons. Mais là n’est pas la question. La question, c’est qu’il ne faut pas mettre n’importe quelle jupe, ni n’importe quelles bottes, ni faire n’importe quoi avec ses cheveux, et ce, même si je fais ce que je veux avec (pardon). Parfaitement.

Précisons donc un peu le précieux conseil de tata Gwenda.


Tes bottes avec talons toujours tu arboreras

Car les bottes à plat font le mollet tout bas

Ta jupe un peu au dessus du genou tu porteras

Mais au milieu de la cuisse surtout tu éviteras

Tes cheveux tu lâcheras

A condition qu’ils ne soient pas gras.


Ça parait évident, dit comme ça, mais parfois il faut savoir enfoncer les portes ouvertes. Je crois beaucoup aux portes ouvertes qu’on enfonce, j’ai bien découvert que l’hiver était froid et l’été chaud, et, mine de rien, ça a changé ma vie…

On évite donc les bottes de motardes même si c’est super sympa avec une petite jupe à fleur (ça « casse » le côté petite fille modèle, on est d’accord que c’est très chouette, mais les garçons ils s’en foutent de la mode, ils verront juste qu’il n’y a pas de talon aux bottes et que le mollet n’est donc pas galbé. Oui.) On évite aussi la jupe qui en montre trop, ou celle qui n’en montre pas assez. C’est un juste milieu, un équilibre qui se situe entre le haut du genou et le bas de la cuisse. C’est ténu, oui.

Enfin, tata Gwenda elle est sympa mais il n’y a pas que le cheveu gras qui soit rédhibitoire une fois lâché. Le cheveu terne qui a l’air d’avoir plus que son âge, il faut le faire briller (allez donc faire un tour chez Fred le plus fort de tous les coiffeurs, il vous expliquera tout et en plus il est beau), le cheveu super épais, bouclé, il faut éviter de le couper en carré sinon il gonfle et il fait une boule autour de la tête (et les Jackson Five ne font pas tripper les garçons, Mireille Dumas non plus), et le cheveux tout plat si on le lâche il faut qu’il soit brillant et qu’il sente bon sinon ça craint.

 

Bref.

C’est très technique tout ça, j’en suis bien consciente. C’est compliqué la séduction, ça parait facile mais c’est du travail.

Vous pouvez aussi essayer d’être juste vous-même.

 

 Illustration :

 .Hair by ~Aiwendillie on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Le célibat est passé par moi
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  • : ChaBaDaBaDa
  • ChaBaDaBaDa
  • : humour enfant homme Vie perso / Journal intime
  • : Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
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Rappel des personnages

 

Pour mieux comprendre ce qui s'est passé sur ce blog depuis le début, je vous conseille de lire cet article.

 

Et un rappel des personnages :

 

Monsieur S : L'homme qui a transformé Gwendoline, ex célibataire délurée, en adorable femme amoureuse. Et qui l'a du coup complètement bloquée au niveau de l'écriture de son blog. Oui, vous avez le droit de le détester pour ça...

 

Ex-ex : L'homme avec qui elle a vécu quatre ans

Special K : L'un de ses dernier ex (deux mois de grand amour passionné pour elle, d'histoire sans lendemain pour lui), qui l'obsède un peu. Baptisé comme ça parce qu'il est "comme les céréales, on croit que c'est bon et puis en fait non"

Q : L'un de ses meilleurs amis. Le type de base qui a du mal à comprendre les femmes. Casé depuis peu. 

Chou : Sa super copine pas tout à fait célibataire quoique pas vraiment en couple... C'est compliqué

Angel : Sa super copine qui n'est plus célibataire (ne le reste jamais longtemps). Véritable Dr Jeckyll et Mister Hide en soirée...

Tchi-Cha :
Sa super copine, célibataire, bourrée parfois. La pèche tout le temps ou presque, son modèle en fait

Mélodie : Sa super copine célibataire, qui collectionne les relations compliquées et a elle aussi un Special K dans la tête (pas le même, faut pas pousser, mais un modèle similaire)

Lilaï : Sa super copine en couple depuis 15 ans. Deux enfants. Un grand soutien pour elle...

 

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