Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 14:00

symptomes.jpgOn dit toujours que le fait d’être mère, ça vous change une femme. Certes. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’a rien dit en vrai.

Il y en a plein qui pense que ça change une femme « en mal ». Parce qu’elle n’arrête pas de parler de couches, de bébé, de son bébé, de comme elle est heureuse / fatiguée / ravie / exténuée, de comme son enfant est beau, intelligent, épatant, de comme son mari est un papa super / nul etc.

Il y en a aussi plein qui pense que ça change une femme « en moins bien » parce que ça la rend grosse. Oui, alors, on n’est pas forcément devenues grosses après avoir enfanté, en revanche on n’a plus le même corps qu’avant, et ce, même si on a perdu nos kilos de grossesse, pas la peine de rêver les filles.

Il y en a d’autres qui se disent que ça change la femme en « moins dispo », parce que maintenant il y a l’Enfant, qui demande beaucoup d’attention, qui monopolise tout. Et la mère est ravie de s’en occuper bien sûr, cette âme dévouée, l’instinct chevillé au corps.

Il y en a aussi plein qui pense que ça change la femme « en bien », que ça la révèle d’être mère, sur le mode « tu vas voir être mère c’est merveilleux, tu te découvres, tu es pleine et entière, tu es TOI, en somme » comme si avant tu n’étais rien.

Bref.

Et moi dans tout ça ?

Moi, outre le fait que je suis en train de perdre toutes mes copines sans enfants parce que « moins dispo », je me suis transformée en véritable guimauve. Je suis devenue compréhensive. Vis-à-vis des enfants.

Par exemple.

 

Avant

Avant quand j’entendais un bébé hurler dans le métro je me disais d’abord « Pffff, sont relou ces nourrissons, m’enfin bon c’est pas de leur faute ». Au bout de 5 minutes de hurlement, je pensais « Mais ils ne peuvent pas lui mettre une tétine à ce gosse ? ». Au bout de 8 minutes : « Quand on a un bébé on ne devrait pas sortir ! C’est quoi ces parents complètement débiles qui se promènent avec un nourrisson ? Mais restez chez vous ! ». Au bout de 10 minutes, je changeais de wagon.

Maintenant

Maintenant quand j’entends un bébé hurler dans le métro, d’abord je souris. Je SOURIS. Je trouve ça touchant un bébé qui pleure. Je trouve ça touchant des parents qui essayent de le calmer. Je les plains s’ils n’y arrivent pas. Je NE CHANGE PAS de wagon. Surtout pas !

 

Avant

Avant quand je croisais un enfant dans la rue, au mieux je l’ignorais, au pire je râlais parce que putain ils avancent pas ces gosses ! Ils ont la tête en l’air là, ils s’arrêtent n’importe quand pour regarder n’importe quoi, mais casse toi de mon chemin !

Maintenant

Maintenant quand je croise un enfant dans la rue, je SOURIS. Je souris devant tant d’innocence regardant tout et n’importe quoi, je le rattrape s’il me fonce dessus, je dis « Oups là là, fais attention mon bonhomme ! » s’il s’arrête pile devant moi sans prévenir. Les enfants sont des êtres merveilleux.

 

Avant

Avant quand un bébé me regardait fixement, je détournais le regard ou je faisais semblant d’être très absorbée dans ma revue. S’il continuait à me regarder, je pouvais éventuellement changer de place. Ca ne se fait pas, mince alors ! Puis ça va, je ne vais pas lui faire des risettes non plus, on ne se connait pas !

Maintenant

Maintenant quand un enfant me regarde fixement, je lui rends son regard. Voire, je lui parle, et je lui SOURIS. Je me dis que cet enfant est l’innocence personnifiée, il me regarde innocemment, il n’est pas au courant des conventions sociales, il veut communiquer. Communiquons. Et surtout, je pense à mon enfant qui ne comprend pas pourquoi les gens ne lui rendent pas son regard quand il les fixe. Comment peut on être aussi insensible et détourner le regard de celui d’un enfant, cet être merveilleux ?

 

Avant

Avant quand j’entendais un fait divers sur un enfant battu, passé à la machine à laver, torturé, violé, enlevé ou autre, je trouvais ça affreux bien entendu, mais de la même manière que je trouve affreuse la famine au Sahel, la répression en Syrie, ou la guerre en Afghanistan. Je trouve ça affreux intellectuellement.

Maintenant

Maintenant quand j’entends des faits divers concernant des enfants, je pleure. VRAIMENT. Je trouve ça affreux dans ma chair. Et je ne peux plus écouter ce type d’infos (par contre la répression en Syrie, ou la guerre en Afghanistan, ça va. J’ai plus de mal avec la famine parce qu’ils nous montrent des enfants. Alors je DONNE à Actions contre la faim.)

 

Je suis devenue un genre de loque ultrasensible à la cause enfantine.

On me l’aurait dit, je ne l’aurais pas cru.

Et surtout, je me serais vraiment foutu de mes copines mères si elles m’avaient dit ça (d’ailleurs, je ne l’ai dit qu’à celles qui m’avaient avoué les mêmes symptômes avant. Parce que oui, apparemment c’est un symptôme. C’est courant quoi.)

 

Illustration :

 my strange disease by ~chpsauce on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Maman, papa, mode d'emploi
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 14:51

 

 Love_is_Simple_by_NANiNG_iAH.pngEntre les campagnes publicitaires des sites de rencontres extraconjugales, et la sortie du film Les infidèles, avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche, l’infidélité s’affiche partout. Pour autant, est-ce qu’être infidèle, c’est vraiment cool ?

 

 

1. Oui, selon les sites de rencontres extraconjugales

On savait que les sites de rencontres classiques servaient de repères à des hommes et des femmes pas toujours célibataires en quête d’une aventure adultérine. Mais depuis quelques temps, il existe des sites spécialisés dans les rencontres extraconjugales, au premier rang desquels Gleeden.com qui, avec sa campagne de pub en 4x3 dans le métro parisien en juillet et septembre 2011, et plus de 1 million de membres, s’affiche comme le plus célèbre dans sa catégorie.

Or, Gleeden, c’est super cool, selon lui-même. C’est super cool, d’abord parce c’est le « premier site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes » (sic), et ça, c’est censé révolutionner « l’image de la rencontre adultérine (…) aujourd’hui pratiquée et vécue avec élégance grâce à Gleeden.com ».

Je fais un aparté mais j’aimerai bien comprendre ce que ça change que Gleeden ait été pensé par des femmes et en quoi ça se voit sur le site. J’ai cherché des explications, je n’ai pas trouvé. Et je n’ai pas vu un truc particulièrement « féminin » dans le site. Ni rien qui prouve que ce soit pensé par des femmes. Et puis ça m’énerve cette façon d’utiliser le féminisme à des fins commerciales aussi. Je m’égare…

Gleeden c’est aussi super cool parce que ouais, tu peux tromper ta femme ou ton mari, mais avec des gens qui ne s’impliquent pas émotionnellement tu vois, pas les célibataires de Meetic qui vont vraiment s’attacher à toi tu vois. Non, là c’est fun, c’est même pas vraiment tromper quand tu y penses parce que, des deux côté de l’amant ou de la maitresse, personne ne veut quitter son conjoint.

Du coup, c’est cool, l’infidélité.

 

2. Non, selon l’autorité de régulation de la publicité et les ligues de vertu

Les infidèles, le film, a beau être porté par les deux acteurs les plus bankables du cinéma français (Jean Dujardin et Gilles Lellouche), ça ne l’empêche pas de ne pas être aimé par l’ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité) ! L’organisme a interdit les premières affiches du film, jugées contraires « au respect de la décence et de l’image de la personne humaine en publicité, tant bien même elles se rapportent au sujet du film, à savoir une comédie sur l’adultère. ». A ce jour, l’autorité a déjà reçu quatre plaintes de particuliers à ce sujet (quatre ! Quatre !).

 

Et la publicité mettant en scène l’adultère n’a décidément pas bonne presse puisque Gleeden, encore lui, avait choqué les Chrétiens avec sa campagne de publicité massive (qui n’avait pourtant pas été interdite par l’ARPP, mais qui ne montrait pas d’images explicites…)

 

 

3. Pas encore, selon les études

Tous les sondages sont formels (et il y en a plein) : l’infidélité ce n’est pas bon pour le couple ! Donc ce n’est pas tendance, pour peu qu’on n’ait pas envie de divorcer. Cela reste encore la première cause de rupture. Selon un sondage Sofres de 2007, intitulé Les Français et l’amour, 35% des sondés déclarent que ce qui pourrait mettre en danger leur couple serait l’infidélité de leur conjoint(e).

 

Un autre sondage (Ipsos cette fois-ci) réalisé en 2009 sur l’infidélité, montre que seuls 3% des européens manifestent un intérêt pour s’inscrire sur un site de rencontres extraconjugales. Bon, ils sont quand même 17% a avoir déjà été infidèles, et 20% à déclarer pouvoir l’être. (Je rappelle que 17% c’est presque 20% et que 20% ça fait quand même deux couples sur 10. Je dis ça pour ceux qui auraient du mal à visualiser en pourcentage, ce qui n’est manifestement pas mon cas)

 

 

4. Mais presque selon les décrypteurs de tendances

Dominique Cuvillier, spécialiste en marketing et en décryptage de tendances, explique :

« La publicité n’est jamais en avance sur la société, elle est là pour vendre. Elle colle aux vibrations de la société. Donc si ce type de publicité peut voir le jour et s’afficher partout, c’est que les choses sont en train de bouger. »

 

Une tendance qui ne se positionne pas encore comme un courant général mais qui peut être amenée à s’imposer dans le futur.

 

« On parle de tendance lourde quand le phénomène devient massif. Un signal faible (comme celui de l’infidélité) peut, à terme, se transformer en tendance lourde. Et je ne crois pas que ce soit un épiphénomène. Globalement le couple cherche à se réinventer. Ce serait intéressant à étudier sur le long terme : est ce qu’on va être dans une société où l’on va dire « Oui je trompe ma femme » de manière tout à fait affichée ? Est-ce que ce sera admis ? »

 

Un futur qui parait tout de même encore plutôt lointain, puisque, selon les enquêtes sociologiques menées ces dernières années, nous ne serions pas plus infidèles aujourd’hui qu’hier. Bien au contraire…

 

Illustration :

 Love is Simple by ~NANiNG-iAH on deviantART


PS : Cet article est écrit un peu différemment des autres publiés sur ce blog. Je l'avais au départ proposé à Quoi.info.

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Les deux font la paire
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 17:20

Little_Chef_2_by_horrorqueen_ghoulina.jpgAmes sensibles s’abstenir. Si les mots « placenta », et « manger » mis bout à bout vous dégoûtent, laissez tomber, passez votre chemin tout de suite, ne lisez pas cet article. Car oui, aujourd’hui, je vais parler des femmes qui mangent leur placenta après avoir accouché. Ca existe. J’en ai rencontré (une).

 

C’est marrant les hasards de la vie.

Tout a commencé un week-end de glandouille, feu de cheminée et lectures, à base de Grazia, Voici, Oups, et Biba, pas forcément dans l’ordre. Je feuillette les magazines, et je tombe sur cette citation de January Jones : «  Si j’ai autant la patate après mon accouchement » [en gros, je schématise, elle ne l’a pas vraiment dit comme ça], « c’est simplement parce que j’ai mangé mon placenta. Je le conseille à toutes les femmes. » « Ah, ah ! », je fais à Monsieur S qui n’est jamais bien loin quand il s’agit de lire Voici au coin du feu, « Ah ah », donc, « ils ne savent plus quoi inventer dans les magazines, franchement, manger son placenta, la meuf, là, elle dit ça pour faire l’intéressante et ils se font avoir comme des bleus, ils publient l’info, paf. Manger son placenta, quand tu es une star américaine en plus, tu manges des graines, des trucs macrobiotiques tout ça, mais personne ne va croire que tu manges ton placenta. Pffff. N’importe quoi » j’ai dit. J’étais limite scandalisée qu’on me prenne autant pour une cruche. Et puis bon, je suis passée à la page suivante et j’ai vu que Lindsay Lohann avait désormais l’air d’avoir 50 ans bien tassé alors qu’elle en a 26  et je suis passée à autre chose.

 

 

Et puis l’autre soir, c’est revenu d’un coup, lors d’un diner de potes au restaurant. On était là, une dizaine, à boire du bon vin, à discuter à bâtons rompus sur le sens de la vie, à débattre de politique, du monde comme il tourne, et tout ça, des trucs supers intelligents et limite révolutionnaires quand soudain, j’ai entendu, à l’autre bout de la table, une petite voix toute douce qui disait « Bah moi, après mon accouchement, j’ai mangé mon placenta ». Alors, d’abord j’ai regardé mon assiette d’un œil torve. Heureusement elle était vide. Puis je me suis retourné vers la petite voix.

 La déclaration venait de la nouvelle copine d’un copain.

La fille qu’on rencontre pour la première fois, quoi. Qui est là pour faire bonne impression. Qui est sensé nous séduire, nous les potes du copain en question. C’est peut être une technique pour se rendre inoubliable en même temps, je me suis dit, ça marche. Même si leur histoire ne dure pas, on se souviendra toujours de la fille qui avait mangé son placenta. C’est sûr. Mais bon.

Je me retourne vers la petite voix, donc, pendant que Monsieur S me donne un coup de coude en me chuchotant « Comme January Jones » à l’oreille. Et je dis : « C’est une blague ? » Nan, nan, elle a vraiment mangé son placenta, elle explique, pour éviter la dépression post-partum, remettre les hormones à niveau, tout ça. C’est un truc écolo, bio, ça marche super bien, elle dit.

Ah ?

Je n’ai pas poussé la discussion plus loin.

Mais en même temps, je n’ai pas arrêté de me demander : comment ça se passe ? Après l’accouchement, on dit à la sage femme « Mettez moi le placenta de côté, que je le mange plus tard. Merci. » ?

Faut le prévoir à l’avance pour que toute l’équipe médicale soit prête psychologiquement ?

On le garde dans un tupperware ?

On le cuisine aux petits oignons ?

 

Je sais, c’est affreux, j’avais prévenu les âmes sensibles. Je suis consciente que là, il y a plein d’images mentales qui vous assaillent que vous auriez préféré ne jamais visualiser. Mais c’est comme ça. Moi aussi, les images, je les ai eues, et à table en plus, alors y a pas de raison.

 

Bref.

Par la suite j’ai fait ma petite enquête. Ca m’a un peu rassurée d’ailleurs. Parce que le placenta, il est transformé en gélules pour être mangé. Tout de suite, c’est un peu plus « impersonnel ». C’est un peu comme le dentifrice Email Diamant fabriqué à base de rouge de cochenille, un insecte parasite. On arrive à se laver les dents avec, alors que si avait l’image de la cochenille devant les yeux, on aurait du mal à ouvrir la bouche. Là, le placenta en gélule, c’est juste des gélules, c’est soft, c’est médicamenteux, ce n’est plus le truc tout ensanglanté sorti de notre corps après l’accouchement. (Images mentales. Hin, hin. J’ai un côté sadique dont j’ignorais moi-même l’existence.)

(Promis, le but de cet article N'EST PAS de faire fuir les trois lecteurs qui sont encore là. Promis. Ou alors, pas consciemment...)


Illustration :

 Little Chef 2 by ~horrorqueen-ghoulina on deviantART

 

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Science et sexe
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 15:11

Attention, Chabadabada va pas tarder à revenir (enfin, moi, je vais pas tarder à revenir, si vous saviez ce que je m'en veux de ne pas être capable de tenir le rythme et d'arrêter de publier à la moindre surcharge de travail IRL. Je culpabilise à fond. Vous vous en foutez mais c'est vrai. En plus j'ai perdu la moitié des lecteurs de ce blog. Et même plus si je regarde bien.)

En attendant le grand retour qui va donc arriver bientôt, on y croit, on y croit, il faut garder espoir surtout, hop, une petite vidéo de Zazon qui est décidément trop forte.

 

 

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Y a pas que le texte dans la vie
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 15:38

lady_grandma_by_xx_rawr_xx-d31z89c.jpg20h30 : Ce soir c’est la fiesta, ou presque. Comme au bon vieux temps, je me retrouve toute seule, (avec Minouche qui dort dans la pièce à côté, mais qui dort, donc c’est comme si j’étais seule) parce que Monsieur S va à une « soirée mecs ». Je vais me faire un plateau télé. Je vais m’affaler dans le canapé avec mon plaid. Je vais regarder Gossip Girl et Glee parce que quand Monsieur S est là, je ne peux pas. Et puis je vais appeler So’ et on va passer trois plombes au téléphone. Comme au bon vieux temps, j’ai dit.

 

20h35 : Minouche : couché. Plat Picard : au micro-ondes. Plaid : Sur mes genoux. Gossip Girl : dans le disque dur. C’est parti, mon kiki. Ma vie est décidément formidable.

 

20h40 : Blair va-t-elle épouser son prince ou se remettre avec Chuck ? Le suspens à la Gossip Girl est terriblement insoutenable (terriblement ET insoutenable, j’assume parfaitement les superlatifs)

 

21h20 : Je suis toute excitée. L’épisode était vraiment fort. J’adore ! Vite, je regarde Glee dans la foulée !

 

21h25 : Glee c’est cruche, mais c’est bon.

 

21h27 : Il faut juste faire avance rapide sur les chansons qui sont gonflantes. Ça fait que l’épisode dure deux fois moins longtemps, mais c’est bon quand même.

 

21h28 : I beg your pardon ?

 

21h28 : J’ai cru entendre un truc sonner.

 

21h28 : Monsieur S m’appelle ? Bah, c’est pas bien sa soirée ? Oh, faut me laisser regarder mes séries d’adolescente un peu, là !

 

21h28 : Cinq appels en absence, trois messages répondeur, 12 SMS. C’est quoi le problème ?

 

21h28 : SMS 1 « Je suis sur la route du retour »,  SMS 2 « J’arrive », SMS 3 « Bah tu réponds plus ? », SMS 4 : « WTF ??? », SMS 5 : « Allo ? », appel 1, appel 2 etc.

 

00h30 : Putain, il n’est pas 21h28, en vrai ! (je ne dis des gros mots que quand Minouche dort… Je précise. Pour les âmes sensibles et les bonnes mères, qui, j’en suis sûre, hantent mon blog en secret)

 

00h30 : En vrai, il est minuit et demi.

 

00h31 : J’ai dormi tout le long de ma soirée à moi toute seule devant mes séries de filles !

 

00h31 : J’ai même pas appelé So’ !

 

00h31 : J’ai même pas vu Glee !

 

00h31 : J’ai même pas profité !

 

00h32 : Et en plus, je suis crevée ! Lasse, je vais me coucher (parfois, je suis lasse, oui, c’est l’âge qui veut ça sûrement. Et le fait que ma soirée d’ado se soit sabordée toute seule, ça doit y faire aussi, à la lassitude).

 

Le truc, quand on a des enfants (enfin, un enfant, ça suffit largement), c’est que le sommeil en retard qu’on a accumulé lors des premières semaines, lorsque le nouveau né ne dormait jamais (ou alors sur vous. Ou alors, si peu), c’est qu’on ne le récupère jamais, le sommeil. Du coup, on est tout le temps fatigué. Même si on dort à nouveau. C’est foutu. Les deux semaines de sommeil en retard, on les a dans la vue. Je crois que c’est pour la vie.

 

Illustration :

 Lady Grandma by ~Xx-rawr-xX on deviantART

Par Gwendoline Cassine - Publié dans : Ma vie en live
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Présentation

  • : ChaBaDaBaDa
  • ChaBaDaBaDa
  • : humour enfant homme Vie perso / Journal intime
  • : Un homme et une femme... chabadabada... Ce blog a été créé par une célibataire qui en avait marre de ne rien comprendre aux relations hommes / femmes. Depuis la célibataire s'est mise en couple et a eu un enfant. C'est pas pour ça qu'elle comprend mieux ce qui se passe, alors elle continue à le raconter, à se poser des questions, et à rigoler parce que mince, c'est quand même assez poilant en général ces histoires de Mars et Venus.
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Rappel des personnages

 

Pour mieux comprendre ce qui s'est passé sur ce blog depuis le début, je vous conseille de lire cet article.

 

Et un rappel des personnages :

 

Monsieur S : L'homme qui a transformé Gwendoline, ex célibataire délurée, en adorable femme amoureuse. Et qui l'a du coup complètement bloquée au niveau de l'écriture de son blog. Oui, vous avez le droit de le détester pour ça...

 

Ex-ex : L'homme avec qui elle a vécu quatre ans

Special K : L'un de ses dernier ex (deux mois de grand amour passionné pour elle, d'histoire sans lendemain pour lui), qui l'obsède un peu. Baptisé comme ça parce qu'il est "comme les céréales, on croit que c'est bon et puis en fait non"

Q : L'un de ses meilleurs amis. Le type de base qui a du mal à comprendre les femmes. Casé depuis peu. 

Chou : Sa super copine pas tout à fait célibataire quoique pas vraiment en couple... C'est compliqué

Angel : Sa super copine qui n'est plus célibataire (ne le reste jamais longtemps). Véritable Dr Jeckyll et Mister Hide en soirée...

Tchi-Cha :
Sa super copine, célibataire, bourrée parfois. La pèche tout le temps ou presque, son modèle en fait

Mélodie : Sa super copine célibataire, qui collectionne les relations compliquées et a elle aussi un Special K dans la tête (pas le même, faut pas pousser, mais un modèle similaire)

Lilaï : Sa super copine en couple depuis 15 ans. Deux enfants. Un grand soutien pour elle...

 

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